GEO : 5 super astuces pour améliorer sa visibilité auprès des LLMs

Bonne nouvelle : s’adapter à la GEO (Generative Engine Optimization) ne nécessite pas de tout réapprendre à zéro. Il s’agit surtout d’étendre vos bonnes pratiques SEO et de développer de nouveaux réflexes centrés sur la structuration de l’information et la fiabilité. Voici les axes concrets sur lesquels vous concentrer pour aligner votre stratégie avec les exigences du GEO.

1. Créez du contenu pensé pour l’IA et pour l’utilisateur

La question se pose : « Faut-il écrire désormais pour plaire aux IA ou pour plaire aux humains ? » La réponse est simple : pour les deux à la fois. Heureusement, ce qui est bon pour l’utilisateur (clarté, pertinence) est bon pour l’IA. Concrètement, revoyez vos contenus importants avec un œil nouveau : si un paragraphe était extrait isolément, garderait-il tout son sens ? Chaque section apporte-t-elle une idée clé bien définie ?

  • Une idée par paragraphe : structurez vos textes de sorte qu’un paragraphe corresponde à une idée principale. Cela crée des unités de sens claires que l’IA peut extraire sans avoir besoin de tout le contexte . Par exemple, évitez les paragraphes-fleuves qui mélangent plusieurs concepts.

 

  • Des titres explicites pour chaque section : utilisez des intertitres (H2, H3…) décrivant clairement le contenu de la section qui suit. Ces intertitres servent de repères de sens autant pour vos lecteurs que pour l’algorithme . Un titre bien formulé aide l’IA à comprendre que “ah, ici on parle des avantages de telle solution” et à prélever la section adéquate le cas échéant.

 

  • Langage clair et naturel : évitez le jargon excessif ou les tournures alambiquées. Préférez des phrases courtes et précises, comme si vous expliquiez à un débutant intelligent. Une IA (tout comme un lecteur humain pressé) n’a pas de temps pour décoder des phrases compliquées. Astuce : pourquoi ne pas utiliser des outils (ex. Hemingway ou autre) pour traquer les phrases trop longues ou confuses dans vos brouillons ? Cela vous aide à simplifier sans appauvrir (et effectivement, raccourcir et clarifier vos phrases facilitera la vie des IA).

 

  • Couverture complète et expertise : un contenu GEO-friendly reste avant tout un contenu de qualité. Continuez à couvrir vos sujets en profondeur, à apporter de la valeur ajoutée. Un article qui traite un sujet de manière complète et experte a plus de chances de devenir la référence que l’IA citera. N’hésitez pas à inclure des contributions d’experts, des exemples concrets, des cas d’étude cela renforce l’E-E-A-T (Expérience, Expertise, Autorité, Confiance) de votre contenu . Montrez que vous maîtrisez votre sujet mieux que quiconque.

En somme, continuez à produire un excellent contenu comme vous le feriez pour du SEO, mais avec une emphase accrue sur la lisibilité et la précision.

2. Structurez vos pages pour être « scannables » par une IA

La structure, c’est le nerf de la guerre en GEO. Pensez que les IA « lisent » vos pages un peu comme un super-lecteur qui cherche à en extraire l’essentiel sans tout lire mot à mot. Facilitez-lui le travail autant que possible.

  • Misez sur les listes et les formats faciles à extraire : les réponses génératives présentent souvent des informations sous forme de listes à puces, d’étapes numérotées ou de tableaux comparatifs pour plus de clarté. Si votre contenu contient déjà ce type de listes bien structurées, vous augmentez vos chances qu’un morceau soit repris tel quel. Par exemple, une bonne FAQ avec question clairement posée et réponse concise a de fortes chances d’être utilisée par une IA pour répondre à la même question. De même, un tableau comparatif clair (comme un tableau “SEO vs GEO” avec colonnes, etc.) est prêt-à-l’emploi pour une IA qui veut expliquer une comparaison. Idem pour les définitions isolées (“Le machine learning, c’est…”) que le modèle peut citer directement si quelqu’un pose la question de la définition. Astuce : à la fin de vos sections ou articles, proposez un petit récapitulatif en bullet points des idées clés – ces résumés sont du pain bénit pour les modèles génératifs .

 

  • Hiérarchisez avec des balises HTML sémantiques : Assurez-vous d’utiliser correctement les balises de titre (H1, H2, H3…) et les balises de liste ( <ul> , <ol> pour les puces/numéros, <dl> pour des listes de définitions, etc.) dans votre code HTML. Une hiérarchie bien formée aide non seulement les lecteurs humains à naviguer, mais permet aux IA de mieux segmenter et contextualiser chaque partie. Au contraire, évitez d’avoir un fouillis de <div> sans structure ou des titres dans le désordre – cela peut embrouiller l’algorithme. Dans la pratique : un <h2> pour chaque grande section, des <h3> pour sous-parties, etc., et utilisez des sections <section> ou <article> dans votre code si possible pour bien délimiter les blocs logiques de contenu. Chaque “morceau” de votre page doit pouvoir se comprendre de façon autonome ; la structure aide à ça.

 

  • Gardez les paragraphes courts et focus : comme évoqué plus haut, pas de pavés indigestes. Visez 2-4 phrases par paragraphe. Un paragraphe court doit correspondre à une unité de sens facile à digérer pour l’IA . Cela rend aussi votre contenu plus agréable à l’œil humain, ce qui est un bonus.

 

  • Utilisez des snippets visuels : Dans la mesure du possible, enrichissez vos pages avec des éléments visuels instructifs –infographies, schémas, images avec légendes explicatives. Non seulement cela engage vos lecteurs humains, mais les IA savent aussi repérer les légendes ou textes alternatifs d’images pour en tirer des infos. Par exemple, une figure accompagnée d’une légende décrivant une statistique clé peut être référencée par l’IA (les moteurs génératifs lisent aussi le texte des légendes d’image ou le texte alternatif).

En un mot, pensez UX + structure. Ce qui est skimmable (facile à parcourir en diagonale) par un humain l’est tout autant par une IA. Un contenu bien structuré est un contenu « attractif » pour les moteurs génératifs. Ça tombe bien, c’est exactement ce qu’on prône depuis des années pour les internautes impatients !

3. Misez sur la fiabilité : sources, citations et mise à jour

La confiance est le nouveau critère d’or en GEO. Rappelez-vous : une IA ne “vérifie” pas la vérité absolue de vos propos, mais elle s’appuie sur des contenus qu’elle juge fiables pour construire ses réponses . Pour gagner cette confiance, votre contenu doit respirer la crédibilité.

Voici quelques leviers à actionner :

  • Citez vos sources de manière explicite : ne dites plus “Selon une étude récente, …” sans autre forme de procès. Préférez “D’après une étude de l’INSEE publiée en 2023, …”. Donnez le nom de l’auteur ou de l’organisme, la date, éventuellement la publication . Pourquoi ? Parce qu’une IA retiendra qu’une info est étayée par une source reconnue plutôt qu’une affirmation en l’air. En citant proprement, vous renforcez votre légitimité informationnelle tout en donnant à l’IA un contexte utile pour évaluer la fiabilité . Pensez-y : citer, c’est aussi être lu (par la machine). Un contenu avec des références claires sera perçu comme plus digne de confiance.

 

  • Incluez des données et des chiffres concrets : des affirmations quantitatives, des statistiques, des faits précis renforcent la crédibilité. De plus, ces éléments peuvent être directement réutilisés par l’IA dans une réponse. Exemple : “85% des consommateurs… (Source : Étude X)”. Ce genre de phrase a toutes les chances de ressortir dans une réponse générée pour appuyer un propos, et vous serez alors cité en référence. Une étude a montré qu’inclure des données chiffrées pertinentes peut nettement augmenter la visibilité du contenu dans les réponses IA (jusqu’à +40%).

 

  • Mettez à jour vos contenus stratégiques : les IA valorisent les informations à jour et pertinentes. Même si un modèle comme GPT-4 a une base de connaissances figée à une certaine date, de nombreux moteurs génératifs (Bing, Google SGE, etc.) se basent sur le web en temps réel. Un contenu obsolète a moins de chances d’être repris, ou pire, pourrait faire dire des bêtises à l’IA. Identifiez donc vos pages importantes (celles qui génèrent des leads, ou répondent à des questions fréquentes) et gardez-les fraîches : chiffres actualisés, exemples récents, mention des dernières tendances. Cela garantit qu’au moment où l’IA viendra “piocher”, elle trouve de l’info valable. Google valorise déjà la fraîcheur en SEO classique , il y a fort à parier que les IA aussi préfèrent du contenu à jour lorsqu’il s’agit, par exemple, de conseils technologiques ou de données de marché.

En renforçant la fiabilité de vos contenus, vous gagnez sur deux tableaux : les lecteurs humains vous feront confiance et les IA vous considéreront comme un candidat sérieux à citer. N’oubliez pas que dans l’écosystème IA, la vérité perçue de l’information l’emporte – et cette perception vient en grande partie de la qualité des sources et du sérieux rédactionnel.

4. Optimisez l’aspect technique : votre site doit être lisible par l’IA

Vous pouvez avoir le meilleur contenu du monde, s’il n’est pas accessible techniquement aux moteurs (classiques ou IA), il ne servira à rien. L’optimisation technique pour le GEO reprend en grande partie les basiques du SEO technique, avec quelques points d’attention particuliers.

  • Assurez l’indexabilité de vos pages par les robots : cela peut sembler évident, mais vérifiez que vous n’avez pas sans le vouloir bloqué l’accès aux robots IA. Ils respectent généralement les mêmes règles robots.txt que les autres. Donc, pas de disallow inappropriés. Si pour une raison ou une autre vous souhaitez empêcher votre contenu d’être utilisé par les IA (certaines entreprises le font sur du contenu protégé), c’est possible via robots.txt – mais dans notre cas, on parle de maximiser la visibilité, donc ouvrez les vannes. Concrètement : pas de noindex sur vos pages importantes, pas de section du site interdite aux user-agents sans nécessité, etc. Une page non explorée a zéro chance d’être citée.

 

  • Attention aux contenus chargés en JavaScript : c’est un point un peu technique, mais essentiel. Les moteurs génératifs actuels ne sont pas aussi doués que Google pour explorer du contenu généré dynamiquement via JavaScript. Google dispose d’un service de rendu (Google WRS) qui exécute le JS pour indexer ce qui apparaît sur la page après coup. La plupart des IA n’ont pas (encore) un tel service de rendu complet. Résultat : si votre site affiche du texte uniquement après exécution d’un script (par exemple, du contenu qui se charge via une API côté client, ou un rendu 100% en React sans SSR), il est possible que l’IA ne voie rien du tout . Assurez-vous donc que vos contenus essentiels sont présents dans le HTML initial de la page ou qu’ils se chargent très rapidement. Au besoin, implémentez du Server-side rendering (SSR) ou du dynamic rendering pour vos pages publiques importantes, de sorte qu’un robot basique obtienne directement le contenu. C’est une bonne pratique SEO de toute façon, et ça le devient encore plus pour la GEO.

 

  • Optimisez la vitesse de chargement : un contenu qui met du temps à charger ou qui nécessite le chargement de 50 scripts tiers… ce n’est pas top pour l’utilisateur, ni pour les robots. On n’a pas de preuve formelle que les IA favorisent les pages rapides, mais on peut le suspecter (elles cherchent à donner une réponse rapide “en un temps record” ). Donc, soignez vos scores Core Web Vitals, compressez vos images, éliminez les scripts inutiles. Offrez un accès rapide à l’information. Au pire, si cela n’aide pas directement l’IA, vos visiteurs humains vous remercieront – et ça, Google le prend en compte.

 

  • Exploitez le schéma (données structurées) : les données structurées (Schema.org) sont un langage que l’on parle aux moteurs de recherche. Google s’en sert depuis des années pour les résultats enrichis . Il est très probable que les moteurs génératifs utilisent également ce balisage pour mieux comprendre certains éléments (produits, FAQ, avis, etc.) . Donc, continuez (ou commencez) à intégrer du markup Schema pertinent sur vos pages clés. Par exemple : le schéma FAQ sur vos pages FAQ (pour indiquer explicitement les questions-réponses), le schéma HowTo sur un tutoriel, le schéma Product sur une page produit avec ses attributs, etc.. Ce balisage ne se voit pas à l’écran, mais fournit un contexte additionnel aux robots sur le contenu de la page. S’il aide déjà à avoir des rich snippets sur Google, il pourrait bien aider demain à avoir des rich answers via l’IA.

En résumé, la base technique doit être solide : un site bien construit, rapide, facilement « crawlable » et « parseable ». C’est un prérequis pour le SEO et ça l’est tout autant pour la GEO. Ce que l’IA ne voit pas, elle ne peut pas le citer – gardez toujours cela à l’esprit.

5. Développez votre « empreinte web » et votre autorité au-delà de votre site

Dernier volet de la GEO, et non des moindres : pour être la réponse, il faut déjà être dans les radars de l’IA. Or, une IA conversationnelle ne se nourrit pas que de votre site web officiel. Elle apprend et puise ses connaissances dans un large corpus de sources : Wikipedia, forums, médias en ligne, blogs spécialisés, réseaux sociaux, etc. . Si votre nom ou votre contenu n’apparaît “nulle part” en dehors de votre site, vos chances d’être cité par l’IA chutent drastiquement. Il est donc crucial de travailler votre présence en ligne globale – votre empreinte numérique.

Voici quelques pistes pour y arriver :

  • Contribuez sur d’autres plateformes influentes : songez à guest-blogger sur des sites de votre thématique, à écrire des tribunes ou guides sur des médias en ligne, à publier sur LinkedIn si c’est un lieu où votre domaine s’exprime, ou encore à répondre à des questions sur Quora/Reddit. L’idée est de multiplier les occasions où votre expertise est visible en dehors de votre site. Non pas tant
    pour le lien, même s’il peut apporter du trafic, mais pour que votre nom ou marque soit citée régulièrement dans des contextes pertinents . Les IA captent ces signaux faibles : si votre entreprise est souvent mentionnée sur un sujet, par divers acteurs, elles l’identifieront comme faisant partie du paysage du sujet en question.

 

  • Obtenez des mentions dans des sources fiables : dans l’idéal, faites-vous citer dans des études, rapports, interviews, podcasts, conférences… Si un site gouvernemental ou une étude de référence mentionne votre travail, c’est puissant. Mais sans aller jusque-là, être cité dans des newsletters sectorielles, des agrégateurs de contenu ou des articles d’influenceurs de votre niche contribue à asseoir votre légitimité . Le netlinking traditionnel voulait des backlinks ; le GEO, lui, valorise surtout la mention elle-même, même sans lien . Il s’agit de faire exister votre entité (personne, marque) dans l’écosystème informationnel au sens large.

 

  • Interagissez dans les communautés : sur des forums spécialisés, sur Reddit, Stack Overflow (si applicable), sur les réseaux sociaux, prenez part aux discussions de votre domaine. En aidant des utilisateurs, en partageant des infos utiles, vous créez du contenu hors de votre site qui peut être ingéré par les modèles. Par exemple, une réponse détaillée que vous postez sur un forum technique– même si ça ne ramène pas un lead direct – peut un jour servir de source à une IA. Par ailleurs, cela renforce votre image d’expert auprès des humains, ce qui se traduit souvent par plus de mentions naturelles de votre nom (boule de neige de visibilité).

 

  • Surveillez votre réputation en ligne : soyez à l’écoute de ce qui se dit sur vous. Si une inexactitude circule, corrigez-la. Par exemple, un article Wikipedia sur votre société s’il contient des erreurs, ou un forum où quelqu’un donne une info dépassée sur vos services. Les IA pouvant répéter des choses lues ici ou là, mieux vaut éviter que ce soit des informations erronées. Exemple concret : si
    ChatGPT répond à tort que votre produit ne fait pas telle fonctionnalité alors qu’il le fait, c’est peut être parce qu’un vieux commentaire de blog le prétendait ; apportez la correction à la source si possible.

 

En renforçant votre présence hors de votre site, vous ancrez votre marque dans la “mémoire” du web. Ainsi, les IA auront davantage de matière pour connaître et citer votre expertise lorsque des questions liées à votre secteur émergeront. C’est un travail de fond, qui rejoint d’ailleurs les principes du marketing de contenu et du personal branding. Dans l’ère GEO, il prend une dimension encore plus stratégique.

Opportunités offertes par la GEO pour booster vos leads et votre compétitivité

Adopter la GEO, ce n’est pas qu’une histoire de prévention défensive face aux changements – c’est aussi saisir de nouvelles opportunités de croissance pour votre business.

Première opportunité évidente : gagner en visibilité là où vos concurrents ne sont pas encore. Si vous optimisez dès maintenant vos contenus pour les IA, vous pouvez occuper le terrain et devenir la référence que les modèles citent volontiers. Être précurseur en GEO vous donne un avantage durable, car une fois que l’IA « a pris l’habitude » de vous inclure comme source de confiance, il sera difficile pour un nouvel arrivant de détrôner cette place. C’est un peu comme avoir été le premier sur un mot-clé SEO il y a 10 ans : vous capitalisez sur une longueur d’avance.

Ensuite, la GEO peut vous aider à améliorer la qualité de vos leads. Comme mentionné, les prospects issus de recommandations d’IA arrivent souvent avec une confiance et une intention plus fortes. Ils ont demandé à l’IA un conseil ou un produit, on leur a suggéré votre offre, ce qui vous place d’emblée dans le haut du panier à leurs yeux. Le taux de conversion de ces leads peut être plus élevé qu’avec du trafic SEO générique. Certes, vous en aurez moins en volume au début, mais chaque lead sera potentiellement plus “chaud”. À vous d’en tirer parti en ayant une excellente expérience utilisateur derrière (formulaire de contact facile, démonstration rapide, etc.).

La GEO offre également une opportunité de raffermir votre image de marque. En travaillant vos contenus pour qu’ils soient les plus utiles, clairs et fiables possible, vous améliorez la perception qu’auront de vous tous les publics : les IA, les lecteurs humains, vos clients existants qui apprécient vos contenus éducatifs, etc.

Cette quête de qualité peut vous pousser à devenir un leader d’opinion dans votre secteur, à produire des ressources que tout le monde cite (y compris les concurrents). Au final, c’est du win-win : plus de visibilité dans les réponses IA, et plus de respect de la part de la communauté professionnelle.

Enfin, la GEO vous oblige à innover et à vous tenir informé des évolutions de la recherche. Ce faisant, vous développez en interne une culture de l’agilité marketing. Les moteurs évolueront, les IA aussi, mais si votre équipe a l’habitude de s’adapter, par exemple en testant de nouveaux outils de suivi de présence dans les IA, en expérimentant des formats de contenu innovants, vous garderez une longueur d’avance.
Considérez la GEO comme un terrain d’apprentissage qui vous rendra de toute façon plus compétitif, même sur d’autres aspects du marketing digital.

Conclusion : GEO et SEO main dans la main vers le futur de la recherche

La GEO est en passe de passer du statut de buzzword à celui de compétence indispensable du marketer digital. Ne la voyez pas comme une rupture brutale avec le SEO, mais comme son prolongement naturel dans un nouveau contexte technologique. Certes, les moteurs de recherche de demain ne présenteront plus une liste de liens bleus, mais une réponse rédigée par une IA. Cependant, pour construire cette réponse, ces IA auront toujours besoin de contenus de qualité produits par des humains – c’est-à-dire par vous, votre entreprise, vos rédacteurs.

En suivant les conseils présentés dans cet article, vous commencerez à adapter vos contenus pour qu’ils traversent sans encombre les formats et interfaces. Qu’on vous cherche sur Google ou qu’on pose une question ouverte à ChatGPT, votre objectif est que votre expertise ressorte au bon moment. GEO et SEO ne s’annulent pas, ils se complètent : en investissant sur les deux tableaux, vous vous assurez une visibilité
maximale.

Pour finir, retenez que nous sommes encore au début de cette transition. Les meilleures pratiques GEO vont continuer d’évoluer à mesure qu’on comprendra mieux comment les IA choisissent et restituent l’information. Restez curieux, faites de la veille – par exemple, lisez des études, testez vous-même des requêtes sur différentes plateformes, suivez les retours d’autres spécialistes. Cette capacité d’adaptation
sera votre meilleure alliée.

En attendant, il n’est pas trop tôt pour agir : auditez vos contenus existants, identifiez les opportunités GEO rapides (une page FAQ à structurer, un article expert à mettre à jour, un post invité à écrire sur un site influent…), et passez à l’action. Chaque petit pas vers un contenu plus clair, fiable et structuré est un pas vers plus de visibilité dans l’univers des IA génératives.

Le SEO a longtemps été roi, mais une nouvelle ère s’ouvre avec la GEO. En combinant intelligemment les deux, vous serez prêt à régner sur tous les moteurs, qu’ils soient faits de liens ou d’intelligence artificielle.

N’attendez pas que vos concurrents vous devancent : à vous de jouer pour optimiser dès maintenant la génération de leads de demain !

 

Pour en savoir plus sur les bonnes pratiques d’intégration de l’IA dans votre entreprise, voici notre guide complet.

GEO (Generative Engine Optimization) : qu’est-ce que c’est ?

On entend de plus en plus dire que « le SEO est mort, vive le GEO » – surtout chez ceux qui aiment proclamer l’avènement d’une révolution . Faut-il paniquer et jeter aux orties des années de bonnes pratiques en référencement naturel ? Certainement pas. En réalité, le SEO (Search Engine Optimization) traditionnel n’est pas « mort » : il évolue. Une nouvelle discipline émerge, complémentaire au SEO, adaptée aux moteurs de recherche à intelligence artificielle comme ChatGPT ou Perplexity. Son nom : GEO, pour Generative Engine Optimization.

Dans cet article, nous allons démystifier la notion de GEO. Vous découvrirez ce qu’est la Generative Engine Optimization, en quoi elle diffère du SEO traditionnel,et  pourquoi elle devient incontournable avec l’essor des IA génératives. L’objectif est de vous donner des explications claires (même si vous n’êtes pas un expert technique), et des exemples concrets.

Préparez-vous : l’IA générative change la donne de la recherche en ligne. Avec un peu de curiosité et les bonnes pratiques, vous pouvez accueillir cette nouveauté sereinement et en faire un atout pour votre compétitivité.

Que signifie « GEO » ?


Le Generative Engine Optimization (GEO) désigne l’ensemble des techniques d’optimisation de contenu visant à faire apparaître votre marque ou vos pages web dans les réponses générées par des IA, aussi appelées moteurs conversationnels, tels que ChatGPT (en mode recherche), Google SGE (Search Generative Experience), Perplexity.ai, Bing Chat, Claude ou You.com . Autrement dit, là où le SEO classique cherche à vous faire ranker en haut des résultats de recherche, le GEO cherche à vous faire intégrer directement dans la réponse qu’une IA va formuler pour l’utilisateur.

En termes simples, le but du GEO n’est plus seulement d’apparaître en haut d’une liste de liens, mais d’être intégré, repris et cité dans la réponse qu’une IA fournit à l’utilisateur .
Il ne s’agit plus de gagner une position dans le classement, mais de mériter une citation de la part du moteur génératif .

Cette différence de finalité change la nature même de l’optimisation : on ne produit plus du contenu seulement pour un moteur de recherche « statique » qui se contente d’indexer et de classer des pages, on le produit pour un modèle d’IA qui comprend, réinterprète, synthétise et redistribue l’information .

GEO vs SEO : quelles différences ?

 

 

GEO et SEO partagent le même objectif fondamental : rendre vos contenus visibles et pertinents pour répondre aux requêtes des internautes, quelle que soit la technologie sous-jacente. D’ailleurs, les moteurs à IA ont finalement le même but que Google ou Bing : apporter une réponse satisfaisante à la question de l’utilisateur, et ils doivent pour cela indexer des contenus, en évaluer la qualité et la pertinence, et présenter un résultat pertinent . Sur ces points, les bases du SEO (contenu de qualité, pertinence, expérience utilisateur, principes E-E-A-T – expérience, expertise, autorité, confiance) restent pleinement valables en GEO . En d’autres termes, GEO et SEO « s’inscrivent dans une même logique » d’optimisation, appliquée à de nouveaux formats de réponses .

En revanche, plusieurs différences clés distinguent la GEO du SEO traditionnel :

  • Objectif final : en SEO, on cherche à améliorer le classement de son site dans la page de résultats (SERP) d’un moteur de recherche classique. En GEO, l’objectif est d’être cité et intégré dans la réponse générée par l’IA . Votre contenu doit donc être suffisamment informatif et digne de confiance pour que l’IA le sélectionne et l’inclue dans sa synthèse.

 

  • Critères de pertinence : le SEO historique est très axé sur les mots-clés, à savoir les bons mots dans vos pages pour correspondre aux requêtes tapées, et sur les signaux de popularité comme les backlinks. La GEO, elle, s’appuie davantage sur la compréhension sémantique et contextuelle des IA . Les requêtes conversationnelles étant plus longues et nuancées qu’une suite de mots-clés, un contenu optimisé GEO cherche à couvrir un sujet en profondeur et en contexte plutôt qu’à répéter un mot clé exact. Les requêtes adressées aux IA sont déjà en moyenne de 23 mots contre 4 mots pour les recherches traditionnelles, signe qu’elles sont beaucoup plus détaillées et naturelles .

 

  • Format des résultats : un moteur comme Google liste 10 liens bleus (et des extraits, images, etc.), alors qu’un moteur génératif fournit une réponse unique rédigée, souvent en citant ses sources via des références intégrées dans le texte . Le « rang » importe moins que la pertinence du contenu lui-même : si votre page est la meilleure source, l’IA peut la citer en première référence de son texte explicatif, voire s’en inspirer sans toujours afficher de lien direct. Il n’y a pas de position #1 visible de la même manière – soit vous êtes dans la réponse, soit vous êtes invisible.

 

  • Autorité et confiance : en SEO classique, la popularité du site, notamment l’autorité du domaine, le nombre et la qualité des backlinks, est un critère majeur de classement. En GEO, les IA vont privilégier les contenus qui font autorité par leur fiabilité et leurs sources. Par exemple, les modèles génératifs accordent du poids aux pages qui citent des études, des données ou des sources fiables (sites gouvernementaux, universitaires, publications reconnues) . Un contenu qui appuie ses affirmations sur des faits vérifiables sera jugé plus digne de confiance par l’IA. En ce sens, inclure des citations de sources ou des statistiques dans votre contenu peut fortement augmenter vos chances d’être repris par une réponse générative – jusqu’à +40% de visibilité constaté dans une étude récente .

 

  • Optimisation du contenu : le SEO vous a habitués à soigner vos titres, metas, densité de mots-clés, etc. En GEO, on va surtout s’assurer que le contenu est clair, pédagogique et bien structuré. Les IA adorent les textes faciles à décomposer : paragraphes courts, listes à puces, FAQ, tableaux comparatifs…Ce type de structure permet au modèle de mieux comprendre et extraire l’information sans la dénaturer . Des tests ont montré que les moteurs génératifs reprennent volontiers du contenu structuré sous forme de listes à puces ou d’étapes . En somme, un contenu bien structuré et segmenté a plus de chances d’être « aspiré » et réutilisé qu’un texte non structuré.

 

  • Mesure de la performance : en SEO, on regarde des métriques comme le taux de clic (CTR) sur la SERP, le trafic organique, etc. En GEO, on va s’intéresser à de nouveaux indicateurs comme le taux de référence (reference rate) : à quelle fréquence votre marque ou votre contenu est cité comme source dans les réponses d’IA . Il s’agit d’une nouvelle manière de concevoir la visibilité de la marque. Déjà, des outils émergent pour suivre ces métriques : par exemple Ahrefs ou Semrush développent des fonctionnalités pour suivre les mentions de marque dans les réponses IA et analyser comment votre contenu est repris .

 

En résumé, la GEO n’est pas un « autre SEO » opposé à l’ancien. C’est une extension naturelle des pratiques de référencement à un nouveau format de résultats. Les deux approches sont complémentaires : les meilleures stratégies digitales intégreront à la fois le SEO traditionnel, pour rester visible sur Google/Bing, et la GEO pour gagner en visibilité sur les plateformes à IA. D’ailleurs, un contenu qui performe en SEO a de bonnes chances de bien marcher en GEO s’il est clair et à jour – et inversement, ce qui est bon pour la GEO (qualité, clarté) profite souvent au SEO classique. Pas de panique donc : il s’agit d’adapter et d’enrichir vos pratiques, non de repartir de zéro.

Pourquoi le GEO devient-il essentiel à l’ère de ChatGPT et des IA génératives ?

 

Peut-être pensez-vous : « Tout cela est intéressant, mais quelle est l’ampleur du phénomène ? Mes clients utilisent encore Google… » Certes, aujourd’hui les recherches via des moteurs génératifs représentent encore une faible part des recherches web totales. Par exemple, une étude Similarweb partagée par Rand Fishkin estimait que ChatGPT (en mode Search) ne comptait que pour 4,33% des requêtes comparé aux moteurs traditionnels . En d’autres termes, la majorité du trafic reste sur Google et consorts à l’heure actuelle. Mais attention, cette part, bien que modeste, est en croissance rapide – et surtout, la tendance de fond est en train de changer la façon dont les utilisateurs trouvent l’information.

 

 

Voici pourquoi la GEO doit retenir votre attention dès maintenant :

 

  • L’essor des recherches conversationnelles et vocales : les assistants à IA (de Siri à Alexa, en passant par les chatbots dans nos navigateurs) deviennent de plus en plus performants pour répondre à voix haute ou en langage naturel. Les nouvelles générations préfèrent parfois demander directement à un bot que de taper une requête classique. Les moteurs génératifs offrent des réponses plus naturelles et contextuelles que les anciens assistants, ce qui peut démocratiser davantage la recherche vocale depuis les smartphones ou objets connectés . Si la recherche vocale décolle grâce à l’IA, vous voudrez que votre entreprise fasse partie des réponses orales fournies par ces outils.

 

  • Les jeunes adoptent plus vite ces nouvelles interfaces : il y a une différence générationnelle dans l’usage. Les plus jeunes internautes adoptent volontiers les outils du type ChatGPT pour leurs recherches, là où les générations précédentes restent plus fidèles à Google. Si votre public cible inclut des digital natives, il est stratégique de ne pas rater le coche de la GEO. Etre absent des réponses des IA, c’est potentiellement passer à côté d’une partie de votre audience future.

 

  • Le confort de la réponse directe : « Zero-click search » à son paroxysme. Avouons-le, nous aimons tous obtenir immédiatement la réponse à une question simple, sans devoir fouiller 10 sites web. Les moteurs génératifs excellent sur ce point : pour un grand nombre de requêtes basiques ou informatives, ils donnent directement la réponse synthétisée, épargnant à l’utilisateur les allers retours sur plusieurs pages . Cela répond à un besoin que la SERP traditionnelle ne couvrait qu’imparfaitement. Conséquence pour les entreprises : de plus en plus de requêtes (notamment informatives, “top 10”, tutoriels, etc.) pourraient ne plus générer de clics vers les sites web, l’IA se chargeant de tout résumer. On parle déjà d’une chute des clics sur certains contenus “Top of funnel” (articles de blog généralistes, listes, how-to) depuis l’introduction de réponses IA qui les résument . Ne pas adapter sa stratégie reviendrait donc à perdre en visibilité et en trafic organique sur ces requêtes-là, au profit de concurrents que l’IA choisira de mettre en avant.

 

  • Des leads plus qualifiés grâce à l’IA : il faut noter que si le volume de trafic issu de ces réponses IA est plus faible aujourd’hui, la qualité des interactions et conversions peut y être supérieure. Des experts observent que les utilisateurs traitent l’IA un peu comme un conseiller de confiance, ce qui augmente le taux de conversion des recommandations données par l’IA . En d’autres termes, si ChatGPT “conseille” votre produit ou site, l’utilisateur qui cliquera aura déjà un a priori positif, presque comme si un ami lui avait suggéré. Cela peut se traduire par un meilleur taux de conversion, même si le volume total de leads reste pour l’instant plus faible que via Google. C’est un signe prometteur : obtenir moins de clics, mais des clics mieux qualifiés et plus enclins à devenir des clients.

 

  • Une opportunité de prendre de l’avance sur la concurrence : la GEO est encore neuve, peu d’entreprises optimisent activement en ce sens. C’est donc le moment d’être pionnier. Apparaître dans les réponses IA alors que vos concurrents n’y sont pas encore présents, c’est gagner des parts de voix non négligeables. À mesure que la part de marché des recherches génératives grimpera, vous aurez déjà un pied dedans. À l’inverse, ignorer la GEO maintenant, c’est risquer de courir après le train plus tard. Il suffit de voir à quelle vitesse des géants comme Apple annoncent l’intégration de moteurs IA (Perplexity, Claude) dans leurs produits comme Safari. La mutation peut s’accélérer du jour au lendemain.

 

En somme, la GEO va prendre une place croissante dans les stratégies de visibilité en ligne. Même si Google et le SEO classique restent indispensables aujourd’hui, il est plus prudent de considérer la GEO dès à présent comme un complément stratégique essentiel. Comme le résume un expert : « GEO isn’t going anywhere, so keeping up and earning visibility in GEO makes sense. Just remember to manage GEO with SEO » . Autrement dit, ne mettez pas tous vos œufs dans le panier IA, mais ajoutez ce nouveau levier à votre arsenal marketing pour rester visible quoi qu’il arrive.

Enjeux pour la génération de leads et la visibilité des entreprises

 

Du point de vue d’une entreprise, qu’est-ce que la montée en puissance de la recherche générative change concrètement pour la génération de leads et la visibilité ? Voici les principaux enjeux à avoir en tête :

1. La baisse potentielle du trafic organique « traditionnel » : comme mentionné, si l’IA fournit une réponse complète, l’utilisateur clique moins sur les résultats. Moins de clics vers votre site signifie moins d’occasions de capturer un lead via vos formulaires, newsletters, etc. Par exemple, un site vivant de ses tutoriels “Comment faire X” pourrait voir son trafic chuter si les internautes obtiennent le pas-à-pas directement via un chatbot. Il devient donc crucial d’anticiper cette baisse en investissant les canaux où l’utilisateur trouve maintenant ses réponses (les IA) pour récupérer ce contact autrement.

 

2. L’importance d’être dans la réponse (sinon, on est inexistant) : sur Google, vous pouviez encore espérer du trafic en étant résultat n°3 ou 4, voire sur la page 2 pour des requêtes pointues. Avec un moteur génératif, soit votre marque est citée dans la réponse, soit elle est invisible. C’est un peu tout ou rien. Prenons un exemple concret : imaginons un utilisateur qui demande à ChatGPT : « Quel est le meilleur logiciel de gestion de projet pour une petite entreprise ? » L’IA va sans doute énumérer 2 ou 3 outils recommandés, avec pour chacun une brève explication. Si votre logiciel apparaît dans cette liste, vous touchez le prospect ; s’il n’y figure pas, le prospect ne saura même pas que vous existez. Il n’y a pas de page 2 où il pourrait vous découvrir. Pour la génération de leads, être dans la réponse de l’IA est donc déterminant, surtout sur les requêtes “découverte produit”.

 

3. Un nouveau parcours utilisateur, plus court : l’IA peut agir comme un filtre en amont en ne présentant que quelques options à l’utilisateur au lieu de dizaines de résultats. Cela signifie que le parcours de découverte est plus court et concentré sur les premières suggestions. Si votre offre fait partie de ces suggestions, le lead potentiel arrive chez vous déjà bien avancé dans sa réflexion car l’IA lui a mâché le travail de comparaison initial. Il est plus chaud, plus convaincu. Par contre, s’il ne vous a pas vu dans la réponse IA, il ne viendra pas du tout. La GEO impacte donc le tunnel de conversion : il raccourcit la phase de recherche d’information et peut amener des prospects plus qualifiés directement à l’étape de considération/achat.

 

4. Repenser le contenu de conversion : moins de trafic ne veut pas dire moins de conversions si le trafic restant est de meilleure qualité. Il faudra sans doute optimiser vos pages de destination et contenus de conversion (démonstrations produit, essais gratuits, etc.) pour accueillir ces visiteurs provenant d’IA. Ceux ci arrivent souvent via un lien direct dans la réponse (par ex., “En savoir plus sur le site de [votre marque]”). Ils viennent chercher plus de détails ou la preuve après la recommandation de l’IA. Votre site doit donc être irréprochable pour les convaincre rapidement : contenu clair, preuves sociales, call-to-action bien visibles… La GEO vous amène peut-être moins de visiteurs, mais vous devez mieux les convertir.

 

5. Mesure et veille de votre présence dans les IA : comme évoqué, de nouvelles métriques et outils doivent être pris en compte. Il vous faudra surveiller si et comment votre marque est mentionnée par les IA. Certaines entreprises commencent à réaliser des veilles qualitatives : elles posent régulièrement des questions types à ChatGPT, Bing Chat, Perplexity… pour voir si leurs contenus ou produits sont cités. Des outils spécialisés émergent (par ex. des AI search graders) pour faciliter ce suivi . Cette veille est un enjeu de taille : elle vous permet de comprendre l’image que renvoie l’IA de votre entreprise (exactitude des informations, sentiment positif/négatif, etc.), et d’ajuster votre stratégie de contenu en conséquence. C’est un peu l’équivalent des suivis de position SEO, transposé aux réponses d’IA.

 

En synthèse, la GEO pose un double défi aux entreprises : ne pas perdre la visibilité acquise via le SEO classique, en continuant à alimenter ce canal, tout en gagnant de la visibilité sur les nouveaux canaux génératifs. Ceux qui réussiront cette transition pourront transformer la menace – moins de trafic organique “facile”- en opportunité : des leads mieux qualifiés, une avance concurrentielle sur un terrain encore peu exploité.

Pour des informations plus générales autour de l’intégration de l’IA dans votre entreprise, consultez cet article.

NotebookLM et ses alternatives : la recherche d’information au coeur des besoins de l’entreprise

NotebookLM, Microsoft AI Search, RAG…autant de noms dont j’entends beaucoup parler en entreprise. En effet, j’ai constaté une problématique récurrente : les collaborateurs peinent à retrouver rapidement l’information dont ils ont besoin. Qu’il s’agisse d’un chatbot RH pour interroger la politique interne, d’un outil pour retrouver des procédures métiers, ou d’un assistant pour naviguer dans des bases documentaires massives, la demande est toujours la même : comment accéder à la bonne information, sans perdre de temps ?

Ce besoin, pourtant simple en apparence, se heurte à plusieurs difficultés : hétérogénéité des données (PDF, emails, fichiers internes), multiplicité des sources (Drive, SharePoint, intranet), et manque d’outils conviviaux pour les non-techniciens.

Les différentes approches possibles

Face à ce défi, plusieurs stratégies technologiques émergent. Dans cet article, nous allons nous concentrer sur trois solutions majeures qui reviennent le plus souvent dans les projets d’entreprise : le RAG (approche sur mesure), Microsoft AI Search (dans l’écosystème Microsoft), et NotebookLM (dans l’écosystème Google).

1. Le RAG (Retrieval-Augmented Generation)

Le RAG(Retrieval-Augmented Generation) est aujourd’hui une approche très utilisée. Elle consiste à enrichir un modèle de langage avec une base documentaire : le système cherche d’abord les passages pertinents (retrieval), puis génère une réponse contextualisée à partir de ces extraits (generation). C’est une architecture qui peut s’adapter à de nombreux cas d’usage : chatbots internes, moteurs de recherche avancés, assistants métiers, etc.

  • Avantages : grande flexibilité, indépendance vis-à-vis d’un écosystème particulier (Google, Microsoft…), personnalisation poussée selon les besoins de l’entreprise et contrôle total sur la manière dont les données sont traitées et restituées.
  • Inconvénients : mise en place plus technique, nécessitant des compétences en IA et en ingénierie (construction des pipelines, hébergement, gestion des embeddings et de l’infrastructure). Cela implique aussi des coûts de maintenance et d’évolution non négligeables.

2. Les solutions Microsoft : Azure AI Search 

Pour les entreprises déjà intégrées dans l’écosystème Microsoft (SharePoint, Teams, Azure), Microsoft AI Search (anciennement Azure Cognitive Search) s’impose comme une option naturelle. Cet outil est un service managé de recherche basé sur l’IA, qui permet d’indexer des données variées (documents Office, PDF, bases SQL, images…) et de les rendre accessibles via la recherche plein texte, la recherche vectorielle sémantique ou encore des pipelines d’enrichissement par l’IA (OCR, extraction d’entités, traduction, etc.).

  • Avantages : intégration fluide avec l’écosystème Microsoft, sécurité et conformité élevées, grande capacité de traitement (scalabilité) et compatibilité avec le RAG pour construire des assistants conversationnels.
  • Inconvénients : dépendance forte à Microsoft, configuration plus technique que des solutions clé en main, flexibilité moindre qu’un développement sur-mesure, et coûts qui peuvent vite grimper avec les options avancées.

 

3. NotebookLM de Google

NotebookLM est l’outil de Google conçu pour faciliter la recherche et la synthèse d’informations dans vos propres documents. Contrairement à un chatbot généraliste, il se spécialise sur la documentation que vous lui fournissez (Google Docs, PDFs, notes, etc.), ce qui en fait un véritable assistant de recherche personnalisé.

Il se distingue par sa simplicité d’utilisation : pas besoin de pipeline complexe ou de configuration technique, il suffit d’importer ses documents dans un “notebook” et l’IA est immédiatement capable de répondre à vos questions, résumer du contenu ou générer des synthèses structurées. NotebookLM est d’ailleurs très facile à utiliser via une adresse gmail personnelle (voir tutoriel plus bas)

 

Avantages :

  • Interface intuitive, pensée pour les non-techniciens.
  • Intégration directe avec Google Drive et Docs.
  • Capacités de résumé et de mise en contexte très utiles pour synthétiser des rapports, notes de réunion, ou politiques internes.
  • Accessible à toute personne disposant d’une adresse Gmail (idéal pour tester rapidement).

Inconvénients :

  • Limité à l’écosystème Google : moins adapté si votre documentation est stockée ailleurs (SharePoint, bases internes…).
  • Moins de possibilités de personnalisation qu’une approche RAG sur mesure.


Tutoriel pour tester rapidement et facilement NotebookLM

1) Se connecter avec un compte Google

  • Rendez-vous sur notebooklm.google et connectez-vous avec votre adresse Gmail. L’outil est disponible gratuitement en version d’essai.

2) Créer un nouveau “notebook”

  • Cliquez sur “Create new notebook” pour démarrer.
  • Donnez un titre à votre notebook (ex. “Congés et absences – Droit du travail”).

3) Ajouter des sources

  • Importez des documents (ex. documents publics disponibles sur le site du Ministère du Travail à propos des congés et absences).
  • Vous pouvez notamment télécharger des fiches en PDF ou copier-coller le contenu d’une page officielle dans un Google Doc, puis l’ajouter à votre notebook.

4) Poser vos premières questions

  • Dans la barre de chat, testez des requêtes comme :
    • “Quelle est la durée légale des congés payés en France ?”
    • “Quels congés sont prévus pour un mariage ou un décès ?”
    • “Quels sont les droits en cas d’arrêt maladie ?
  • NotebookLM affichera la réponse, en indiquant les passages exacts du document sur lesquels il s’appuie.

 

5) Explorer les fonctionnalités

  • Résumé textuel automatique : générez un condensé clair de l’ensemble des règles liées aux congés et absences.
  • Résumé vidéo : générez une vidéo explicative du contenu de vos documents.
  • Carte mentale (mind map) : NotebookLM peut organiser les types de congés en une carte visuelle : payés, familiaux, parentaux, maladie, etc.

  • Podcast généré automatiquement : NotebookLM peut transformer le contenu en une discussion audio entre deux voix synthétiques. C’est une fonction originale et ludique, mais plus anecdotique que réellement utile dans un cadre professionnel.

👉 En quelques minutes, même un utilisateur non technique peut transformer des textes législatifs parfois denses en réponses claires, en résumés exploitables, ou en cartes visuelles faciles à comprendre.

Quel choix pour quelle entreprise ?

  • Vous êtes 100 % Google Workspace : NotebookLM est une solution rapide, efficace et sans friction.
  • Vous êtes ancrés dans Microsoft 365 : Cognitive Search / AI Search est le prolongement naturel.
  • Vous cherchez une solution totalement sur-mesure : le RAG, avec ses pipelines personnalisés, sera la meilleure option, au prix d’une complexité plus élevée.

Conclusion

La recherche d’information est devenue un enjeu majeur dans un contexte où les collaborateurs sont submergés de documents et de données. Des solutions existent pour y répondre, qu’elles soient clé en main (NotebookLM, AI Search) ou plus personnalisées (RAG).

Le choix ne consiste pas seulement à opter pour l’outil le plus sophistiqué, ni à se limiter à celui qui s’intègre le plus facilement. La meilleure option se trouve souvent dans l’équilibre entre performance et intégration : l’outil doit s’inscrire dans l’environnement et la culture de l’entreprise tout en générant un réel gain fonctionnel.

 

Pour plus d’informations sur l’intégration de l’IA dans votre entreprise, consultez notre guide complet.

L’agent « Analyst » : Excel rencontre l’analyse de données avancée

1. Qu’est-ce que l’agent « Analyst » ?

Analyst est un agent conversationnel intelligent intégré à Microsoft 365 Copilot, conçu pour vous assister dans l’analyse de données sans nécessiter des compétences techniques complexes. Il agit comme un « analyste de données qualifié » à portée de clic, capable de traiter et synthétiser vos informations avec fluidité.

Développé sur un modèle de raisonnement avancé, post-entraîné sur GPT o3-mini, cet agent simule le raisonnement humain avec stratégie : il formule des hypothèses, teste, affine ses résultats et corrige ses erreurs, un peu comme un data scientist en temps réel.

 

2. À quoi sert l’agent « Analyst » ?

L’agent Analyst a été conçu pour simplifier et accélérer les tâches d’analyse, en réduisant la barrière technique souvent associée à la manipulation de données. Là où il fallait auparavant jongler entre formules complexes, macros ou même scripts, l’agent permet d’obtenir des résultats en langage naturel, avec une approche beaucoup plus intuitive.

Voici quelques-uns de ses principaux usages :

  • Consolider et analyser des données dispersées
    Il peut agréger en quelques instants des informations issues de plusieurs fichiers Excel, bases de données ou CSV. Il devient alors un point central pour avoir une vision unifiée, sans avoir à passer par des manipulations fastidieuses ou des exports multiples.

  • Transformer des données brutes en rapports lisibles
    Qu’il s’agisse de milliers de lignes de ventes ou de retours clients, il peut les traduire en tendances, indicateurs clés ou visualisations compréhensibles. Il ne se limite pas aux chiffres : il sait aussi générer des résumés narratifs pour accompagner les graphiques et contextualiser les résultats.

  • Produire des scénarios et simulations
    Il peut réaliser des projections, comme estimer une évolution de revenus ou anticiper une demande produit. Grâce à sa logique de raisonnement, il ne fournit pas seulement un chiffre brut, mais explique aussi les hypothèses retenues, ce qui aide à évaluer la pertinence du résultat.

  • Cas d’usage concrets

    • Pour le marketing : analyser des retours clients, identifier des segments de marché ou détecter des tendances émergentes.

    • Pour la finance : créer des tableaux de bord simplifiés, calculer des indicateurs de performance ou simuler l’impact de différentes stratégies budgétaires.

    • Pour les opérations : optimiser la gestion des stocks, anticiper les pics de demande ou suivre des KPI logistiques.

En somme, Analyst agit comme un assistant de data analyst intégré dans Microsoft 365 : il réduit le temps passé à préparer et nettoyer les données, et augmente celui consacré à l’interprétation et à la prise de décision.

Exemple : 

3. Disponibilité et intégration dans Microsoft 365 Copilot

Analyst fait partie des agents de raisonnement — avec l’agent « Researcher » — lancés pour la première fois dans le cadre du programme Frontier, en accès anticipé à partir d’avril 2025 (en savoir plus).

Leur diffusion est désormais généralement disponible pour tous les abonnés Microsoft 365 Copilot. Vous le trouverez directement dans Copilot Chat, prêt à l’emploi sur toutes les plateformes supportées (web, desktop, mobile).

Il s’inscrit dans une tendance plus large : l’arrivée des agents IA spécialisés qui automatisent des tâches complexes dans Microsoft 365 (en savoir plus).

4. Pourquoi c’est important ?

  • Productivité accrue : Analyst permet de transformer des heures de manipulation manuelle de données en minutes d’analyse automatisée, même pour des besoins avancés.
  • Accessibilité renforcée : nul besoin d’être data scientist ou expert en Excel pour obtenir des insights puissants. L’agent rend l’analyse de données plus fluide, intuitive et collaborative.
  • Sécurité et cohérence : connecté à Microsoft Graph, il agit en s’appuyant sur vos données de travail — emails, fichiers, chats… — tout en respectant les normes internes de sécurité et confidentialité.

5. Un mot sur le reasoning avancé

L’atout majeur d’Analyst réside dans son approche de raisonnement étape par étape (chain-of-thought). Contrairement à un assistant classique qui se contente de générer une réponse immédiate à une question, cet agent adopte une démarche proche de celle d’un véritable analyste de données.

Concrètement, il :

  • décompose le problème en sous-questions,
  • formule des hypothèses,
  • teste différents scénarios sur les données,
  • ajuste ses calculs en fonction des résultats,
  • et explique son cheminement de manière transparente.

Cette méthode le rend particulièrement adapté aux contextes où les données sont complexes, incomplètes ou dispersées.

Conclusion

Analyst marque une étape importante dans l’évolution des outils de productivité. Là où Excel, Power BI ou d’autres solutions nécessitaient auparavant une bonne maîtrise technique, l’agent permet désormais d’accéder à des analyses puissantes en langage naturel. Sa force réside dans sa capacité à raisonner, à manipuler des données hétérogènes et à restituer des informations exploitables sous forme de tendances, de visualisations ou de rapports synthétiques.

Il ne s’agit pas de remplacer les analystes humains ou les fonctions avancées d’Excel, mais de rendre l’exploration et l’interprétation des données plus accessibles au plus grand nombre. En complément des experts, Analyst peut accélérer la préparation d’analyses, dégager des pistes d’interprétation et libérer du temps pour des tâches à plus forte valeur ajoutée.

Pour des informations supplémentaires au sujet de Copilot & Excel, consultez cet article.

Pour des informations plus générales autour de l’intégration de l’IA dans votre entreprise, consultez cet article.

Copilot & Excel : découvrez la nouvelle fonction COPILOT() !

Et si rédiger des formules complexes dans Excel devenait aussi simple que d’écrire une phrase? Introduite en août 2025, la nouvelle fonction COPILOT() fait évoluer l’usage traditionnel du tableur en intégrant directement l’IA — et sans script.

 

1. Qu’est-ce que la fonction COPILOT() ?

Il s’agit d’une formule native d’Excel — au même titre que SUM ou IF — mais cette fois alimentée par l’intelligence artificielle. Concrètement, on saisit un prompt en langage naturel, éventuellement en y ajoutant des références à des cellules, et Excel se charge de générer une réponse adaptée et intelligente.

La fonction COPILOT() est intégrée au moteur de calcul : les résultats évoluent automatiquement lorsque les données changent.

 

 

2. À quoi sert-elle ? Quelques cas d’usage pratiques

 

Brainstorming : 

La fonction peut servir de support au brainstorming directement dans une feuille Excel. Elle génère des idées pour des campagnes marketing, de nouvelles fonctionnalités produit, ou encore des mots-clés SEO à partir d’une simple description. Elle peut aussi reformuler un message pour le rendre plus clair ou adapter son ton selon le besoin.

Génération de résumés :

COPILOT() condense des données volumineuses ou des textes longs en résumés clairs et concis. Elle permet de mettre en avant les tendances, de simplifier des calculs complexes ou de produire des explications compréhensibles, idéales pour préparer des rapports ou des présentations.

 

 

 

Classification de données : 

Fini les exports vers d’autres outils : la fonction classifie directement dans Excel des retours clients, des tickets de support ou des réponses à un sondage. Elle peut effectuer du tagging ou de l’analyse de sentiment pour mieux organiser et exploiter l’information.

 

 

Création de listes ou de tableaux :

La fonction génère automatiquement des listes et des tableaux adaptés à ton modèle. Cela peut servir à construire rapidement un jeu de données de test, à lister des exemples du secteur ou à esquisser un plan de projet. Les résultats se déversent (spill) dans la grille Excel, en colonnes et lignes prêtes à l’emploi.

 

 

COPILOT() peut être imbriquée dans d’autres fonctions Excel telles que IF, SWITCH, LAMBDA, WRAPROWS… pour automatiser des traitements dynamiques plus avancés.

3. Disponibilité et modalités d’accès

La fonction COPILOT()est pour l’instant accessible aux abonnés Microsoft 365 Copilot, dans le canal Beta des versions : 

  • Windows (à partir de build 19212.20000 / v. 2509+)
  • Mac (build 25081334 / v. 16.101+)

Une version Web est prévue via le programme “Frontier” d’Excel for Web (en savoir plus).

4. Limites et recommandations

Microsoft précise que la fonction COPILOT() repose sur l’IA et peut donner des réponses incorrectes. Pour garantir fiabilité et usage responsable, il est recommandé d’éviter de l’utiliser dans les cas suivants :

  • Calculs numériques : utiliser plutôt les formules natives d’Excel (SUM, AVERAGE, IF…)
  • Réponses nécessitant du contexte externe : la fonction n’a accès qu’au prompt et aux plages de cellules référencées
  • Recherches dans les données : privilégier XLOOKUP pour des recherches fiables.
  • Scénarios à enjeux élevés : rapports financiers, documents légaux ou réglementaires.
  • Données récentes ou temps réel : la fonction est non déterministe et peut renvoyer des résultats différents lors d’un recalcul. De plus, le modèle est limité aux connaissances antérieures à juin 2024.

 

La fonction COPILOT() incarne une nouvelle étape dans l’efficacité et la simplicité des tableurs. Elle ne remplace pas les formules classiques d’Excel, mais les complète en ouvrant de nouvelles possibilités grâce au langage naturel. Son intérêt réside surtout dans la génération d’idées, la synthèse de données ou la classification de contenus textuels, des tâches souvent fastidieuses à réaliser manuellement. Comme toute technologie basée sur l’IA, elle comporte des limites et demande une utilisation réfléchie, notamment lorsqu’il s’agit de précision ou de contexte sensible. Mais intégrée avec discernement dans les flux de travail, elle peut rendre Excel plus accessible, plus créatif et surtout plus productif au quotidien.

 

Pour des informations supplémentaires au sujet de Copilot & Excel, consultez cet article.

Pour des informations plus générales autour de l’intégration de l’IA dans votre entreprise, consultez cet article.